samedi 25 janvier 2014

QUAND LES VERTS NOISÉENS … DÉRAILLENT (fin - provisoire)


Nous évoquons dans cette série d'articles les arguments fallacieux mis en avant par les Verts pour soutenir et défendre le projet destructeur de passage du tramway en centre-ville, censé selon eux améliorer les conditions de vie sanitaire des Noiséens et faire diminuer les diverses sources de pollution.

Nous avons déjà indiqué l'accroissement de la pollution qu'entraînerait ce projet —sur la base des études produites par ses propres promoteurs — ainsi que l'effet extrêmement marginal qu'il génèrerait sur la réduction de circulation automobile. Examinons maintenant son impact sonore et vibratile, ainsi que les conséquences de l'abattage de près de 150 arbres sur notre commune.

PS : Nous nous basons sur les textes officiels des promoteurs du projet. Ces citations sont de couleur bleue.


L'IMPACT SONORE ET VIBRATILE DU TRACÉ DU T1 PAR LA RUE JEAN JAURÈS :




Selon les données présentées dans l'enquête publique et réalisées par la RATP, voici la carte officielle du bruit qu'entraîne le passage du tramway dans l'avenue Galliéni :






Ce nombre correspond au total évalué de St-Denis à Noisy


 

Pour donner un ordre de grandeur, un son perçu de 60 à 70 dB (décibels) correspond au bruit d'un sèche-linge, d'une sonnerie de téléphone, d'un téléviseur ou du bruit induit dans une cantine scolaire. Selon la réglementation, dans le cas d'une nouvelle infrastructure d'un matériel roulant sur fer,  la contribution sonore maximale admissible se monte à 58 dB [ Source : Document J de l'enquête publique].

Augmenter le niveau sonore de 5 dB, c'est multiplier le niveau sonore par 3. L'augmenter de 10 dB, c'est multiplier le bruit par 10 …


Concrètement, cela signifie pour les riverains un bruit élevé et perturbant dans leur habitation aux alentours de la rue (passage de la rame de 5h00 du matin jusqu'à 1h00, sonnette du T1, sans parler des travaux spéciaux nocturnes effectués à intervalles réguliers, dont le limage des rails).

… et voici donc ce qui attend les riverains de la rue Jean-Jaurès dans l'hypothèse où le projet se réaliserait. Selon les mêmes sources, le niveau de bruit s'accroîtrait de 
60 % boulevard Michelet suite à l'augmentation importante du trafic automobile, atteignant 65 à 69 dB. Selon ces documents de l'enquête publique :
"Il y a donc transformation significative du point de vue de la réglementation acoustique du boulevard Michelet. Des études plus poussées seront menées pour savoir si des mesures compensatoires seraient à réaliser."

Quant à l'impact vibratile au passage des rames, il est fortement ressenti dans les habitations jouxtant la voie, comme on peut s'en rendre compte par exemple dans la salle d'attente d'un médecin établi dans l'avenue Galliéni, tout comme dans les témoignages des riverains, dont certains ont préféré déménager, plutôt que continuer à subir ces dommages à leur vie quotidienne.

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Parallèlement le passage du tramway génère des BRUITS SOLIDIENS. On appelle "bruit solidien" le son occasionné par la mise en vibration des éléments de la structure d'un bâtiment, produit en l'occurrence ici par le passage du tramway.

Les études produites par les promoteurs du projet indiquent:

=> au 89 rue Jean-Jaurès:
"Les mesures vibratoires dans le sol présentent en ce point une singularité au niveau du bâtiment qui a tendance à amplifier les vibrations"

=> au 65 rue Jean-Jaurès: " Tous les calculs et les mesures montrent un dépassement du seuil d'audibilité. Ces mesures présentent toutes une amplification aux hautes fréquences."


=> au cinéma Le Trianon : "Cette mesure présente une amplification spécifique qui pourrait être très néfaste pour la qualité acoustique de la salle et gêner la diffusion des œuvres cinématographiques".


Les promoteurs précisent que le niveau de ces bruits solidiens pourrait être amoindri - mais subsisterait néanmoins - sous condition d'une pose de la voie sur dalle flottante, ce qui doublerait le coût de l'infrastructure.



MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE DE 148 ARBRES SUR LA VILLE


Par pure charité nous n'appuierons  pas sur cet aspect, si ce n'est en soulignant l'incohérence de nos soit-disant "Verts" noiséens, qui défendent ce projet d'abattage de 148 arbres, très partiellement remplacés (trois ans après) par la plantation de 65 bébés-arbres (sachant qu'un arbre replanté est très loin de valoir pendant de nombreuses années un arbre adulte remplacé) … 

On sait bien, d'après la RATP, que le tramway et les arbres, cela ne fait pas bon ménage : les feuilles qui tombent sur la voie — qui plus est si elles sont mouillées — eh bien … cela fait patiner le tram, qui a déjà bien du mal, en dehors même de cette contrainte, à tenir son objectif affiché de vitesse !



Pour mémoire: la capacité des arbres à absorber le dioxyde de carbone est bien connue
et joue un rôle fondamental dans la lutte contre le changement climatique.

La présence d'arbres en milieu urbain est donc d'une réelle utilité non seulement dans
 la lutte contre le changement climatique, mais aussi pour la réduction de la pollution urbaine.

Et n'évoquons pas l'aspect purement esthétique, mais ceci n'est sans doute qu'un vulgaire 
détail pour nos "Verts" …








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