dimanche 29 novembre 2015

QUAND LE MAIRE DE MONTREUIL PREND SES DÉSIRS POUR DES RÉALITÉS …


Se tenait le 30 septembre dernier le conseil municipal de Montreuil.

Sophie Bernhardt (du groupe d'opposition de gauche "Ma ville, j'y crois", soutenu par l'ancien maire Jean-Pierre Brard) y interpelle le maire Patrick Bessac (PCF) sur le Plan Local d'Urbanisme (PLU) soumis dans la précipitation à la concertation des habitants. Elle y critique le manque de publicité et de concertation entourant cette procédure, ce plan conduisant selon son groupe de fait à une bétonnisation à outrance du quartier des Murs à Pêches et au départ des Montreuillois les moins aisés de leur lieu d'habitation actuel. Selon son groupe, le SMR (site de maintenance et de remisage du T1) est difficilement envisageable sur le site prévu des Murs à Pêches.

Sophie Bernhardt reproche à Patrick Bessac de se refuser à toute discussion avec Laurent Rivoire sur un nouveau tracé évitant le centre-ville de Noisy. Elle considère que ce serait le seul moyen d'aboutir à une solution qui satisfasse tout le monde.

Rappelons que si le Front de Gauche montreuillois (hors PCF) soutient le prolongement du tramway T1 sur la ville, il milite contre la dévastation auquel aboutirait l'implantation du SMR sur la zone protégée des Murs à Pêches. La ville de Noisy-le-Sec, par la voix de son maire, propose que ce bâtiment soit implanté sur une zone disponible sur cette commune, afin d'éviter que ne soit porté atteinte au site montreuillois protégé — sous condition bien entendu que le tracé du tramway ne soit pas imposé par la rue Jean-Jaurès.

Les approximations de Patrick Bessac, premier magistrat de Montreuil …

Dans sa réponse, Patrick Bessac demeure d'abord dans les généralités, sans jamais répondre au questionnement sur le SMR. N'aurait-il aucun avis sur le problème, ou bien serait-il plutôt gêné aux entournures par cette interrogation ?

Il finit par s'emporter, s'embrouillant un peu dans ses déclarations, en affichant sa volonté "d'imposer la loi" … sauf que, petits problèmes concernant "son" interprétation de la loi :

- on lui rappellera que le financement du projet est toujours loin d'être bouclé — contrairement à ce qu'il affirme de façon péremptoire lors de cette séance — et que donc le projet ne peut évidemment en cette absence être mis en œuvre;

- on lui remémorera que le déclaration d'utilité publique n'est pas suffisante pour démarrer le chantier et que, selon la loi, une étude doit être menée par des organismes qualifiés, étude qui démontrerait le cas échéant la faisabilité ou non du projet par rapport aux aspects liés à la sécurité rue Jean-Jaurès. Ainsi, aujourd'hui, cette faisabilité n'est en rien démontrée;

- on lui redira que deux stations du tramway sur Noisy sont inaccessibles aux handicapés, ce qui est … contraire à la loi.

Par ailleurs, il ne semble pas bien maîtriser le sujet (ainsi, contrairement à ce qu'il déclare, l'enquête publique n'a pas eu lieu il y a quatre ans, mais il y a deux ans …).





Pour visualiser cette partie du conseil municipal :

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